Le développement électronique est au cœur des arts numériques et du mandat d’Avatar, centre d’artistes en art audio et électronique. Depuis la démocratisation des outils électroniques au tournant des années 2000, la création de systèmes de transduction des données via des capteurs électroniques est un incontournable pour les artistes en arts numériques. Par cette démocratisation récente, induite notamment par une communauté de logiciels libres et de pratiques DIY (Do it yourself), plusieurs artistes en art sonore veulent s’approprier les codes esthétiques et techniques.
De prime abord austère, le déchiffrage des schématiques s’avère en fin de compte relativement simple. C’est donc dans un souci d’appropriation des techniques de développement électronique que cette formation a été pensée. Conjointement, une appropriation du réel, avec notamment la mise en espace du corps, permettra de décloisonner le côté technique et de lui donner un rôle à la fois pratique et de performance.
Des exercices de mouvement seront guidés axés sur la respiration et la proprioception, explorant l’espace négatif et intégrant le corps, l’esprit, le temps et la perception sensorielle, pour générer des solos et duos spontanés qui aboutissent à des images issues d’un travail de collage.
Découvrir comment utiliser l'électronique d'une manière low tech et DIY pour ensuite transposer ces notions dans l’espace via des méthodes de danse somatique.
Formatrice / formateur : Philip Gagnon, artiste sonore et Sonya Stefan, artiste multidisciplinaire
Philip Gagnon aborde les notions d’institution, de précarité, d’interdépendance et de limite grâce à une éthique et une esthétique DIY. Ses interventions peuvent se déployer à travers plusieurs disciplines et médiums, tels que l’art commissarial, l’électronique, l’enseignement alternatif, l’art relationnel, l’installation, l’écriture, la musique, l’édition et la performance, le tout le plus souvent en collaboration avec d’autres personnes, artistes ou non. Il a exposé et performé dans plusieurs centres d’artistes du Québec, mais ces temps-ci, il tente surtout de se faire un chemin dans des lieux alternatifs au circuit officiel. Dans les quatre dernières années, il a conduit la galerie qui tuffera pas 3 ans, une galerie d’art dans une Hyundai Accent 2004 qui a fini à la scrap.
Sonya Stefan mélange des méthodes analogiques, entrelaçant le film 16mm avec Touch Designer pour créer ses paysages visuels, tout en utilisant également des techniques d'impression par contact de traitement écologique DIY et de capture d'images de la nature en macro. De plus, elle explore le domaine des documentaires en danse, recevant des éloges pour son film The Truss Arch, qui lui a valu une nomination aux IRIS et le prestigieux prix du Meilleur film de moyenne longueur – national – aux Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM) en 2021 et aux Rendez-vous Québec Cinéma en 2022. Son parcours créatif l’a amenée à collaborer avec la compagnie de danse multimédia Animals of Distinction, mais aussi avec Petrikor Danse et le Newton Moraes Dance Theatre.
Cette formation est rendue possible grâce à la participation financière du gouvernement du Québec
* Jusqu'à 85 % des frais encourus peuvent vous être remboursés lors de déplacements de 100 km ou plus en lien avec un programme de formation ou de perfectionnement professionnel pour les artistes et organismes de nos deux territoires. Pour tous les détails, consultez le programme d'aide à la mobilité.
Informations : formation@culture-quebec.qc.ca – Cassis Bouthillette, adjointe à la formation
Samedi et dimanche 30 et 31 mai, de 9h à 16h, à Québec
Depuis la démocratisation des outils électroniques, la création de systèmes de transduction des données via des capteurs électroniques est un incontournable pour les artistes en arts numériques. Cette formation permettra de vous approprier des techniques de développement en électronique et d’explorer des méthodes de danse somatique axée sur la respiration et la proprioception.